Et la fête continue

Ce mardi après midi, après le report de mercredi dernier enneigé, s’est tenue une conférence atypique sur le mode à la fois sérieux et enjoué.
En effet, la « Fête » était à la fête. Rigoureusement historique, la tradition des fêtes de villages a été présentée par six intervenants qui, dans un timing impeccable, nous en ont fait vivre des moments  joyeux.

Après une introduction du Président Régis Martin qui a rendu hommage aux 26 ans de Mémoire d’Oc, au soutien de l’UTT, et aux travaux des étudiants, le vice-président Bernard Bonnafy a expliqué l’importance des fêtes villageoises à la fois populaires et religieuses,  le plus souvent d’origine fort ancienne. Et le choix de cet ouvrage collectif pour la deux centième plaquette.

La conférence s’est déroulée ainsi :

Les Pailhasses de Cournonterral » par Alain Valdeyron.

En souvenir des combats entre les gens d’Aumelas et ceux de Cournonterral, au sujet d’une sombre histoire de  coupe de bois, à coups de sauvages barbouillages de lie de vin  pour évacuer  les mauvaises humeurs juste avant le carême. Exclusivement réservées aux villageois, sans touristes ni spectateurs.. ou à leurs risques.

-« La procession de Saint Agapie à Pignan » par Michèle Wasselin.

Le pape Pie IX aurait accordé des reliques pour la toute nouvelle église Notre dame de Pignan. La procession perpétue l’arrivée en 1861 des reliques (quelques ossements et une fiole de sang) de Saint Agapie, jeune martyre sous l’empereur Aurélien. Sous la forme d’une poupée couronnée en robe blanche ceinturée de fils d’or. La procession, le 4ème dimanche après Pâques traverse des rues pavoisées de rouge et blanc, au son de la fanfare. On attribue à St Agapie quelques rémissions de santé. Une association « les compagnons de St Agapie » en perpétue le rite.

-«Le Bœuf de Mèze »   par Gérard Vidal.

Animal totémique de la ville depuis l’an 59 : une famille pauvre installée sur l’étang de Thau, vivait de pêche et d’agriculture, aidée par 2 solides bœufs. A la mort des animaux, leur dépouille fut conservée et installée sur un mannequin en bois, qu’on se mit à promener pour les fêtes. Plus tard, une toile brune a remplacée la peau usée, le mannequin est devenu articulé par des hommes cachés à l’intérieur, et le bœuf traverse Mèze, au mois d’aout, en quémandant nourriture et boissons, entrainé par un « carnac ». Pendant 5 jours. Avant sa mise à mort. Le bœuf a participé à toutes les festivités de Mèze depuis le moyen âge, et s’est adapté à toutes les couleurs politiques.

Le Poulain de Pézenas » par Régis Martin.

Seul animal totémique de l’Hérault reconnu par l’Unesco, sa légende remonte en 1226 : le roi de France Louis VIII, rentrant de la guerre contre les albigeois retrouve  à Pézénas sa jument favorite,qu’il avait abandonnée malade en compagnie d’un poulain.  Charmé, il  autorisa la ville à en faire son symbole. Quatre siècles plus tard, un maréchal luttant contre les protestants fit aimablement traverser la rivière sur son cheval à une simple paysanne. On rajoutera un couple sur le dos du poulain légendaire de Pézénas  en châtaignier recouvert de fleurs de lys, puis plus tard d’étoiles et des armoiries de la ville. Aujourd’hui le poulain est en alu bien plus léger et maniable. Il mène le cortège le jour de Mardi gras, et en juillet, porté par 9 hommes costauds, dirigé par un meneur reconnu, entouré de musiciens jouant du tambour, fifre, hautbois…

La Saint-Pierre à Palavas-les-Flots » par Marie José Guigou.

Saint Pierre , patron des maçons, des poissonniers et des pêcheurs, est particulièrement fêté à Palavas depuis 1952 selon un protocole établi : messe solennelle, procession de la statue  avec  fanfares, confréries,  drapeaux,  chorale,  associations et fidèles, le long des quais d’une rive à l’autre juqu’au port. Puis la statue  embarquée sur la catalane « St Pierre », le curé de Palavas bénit les barques ,  gerbe de fleurs à la mer en souvenir des pêcheurs disparus, l’offrande de la corbeille de poissons au maire,  la dégustation de la rouille traditionnelle, les jeux de corde dans le canal les joutes, le feu d’artifice,.. Une fête somptueuse et fervente tous les 29 juin.

 

En conclusion  nous avons eu droit à d’autres légendes locales par Bernard Bonnafy ;  la Baragogne de Saint Christol ou le Tamarou de Vendargues. Notre département bouillonne de traditions  historiques ou imaginaires, qui génèrent des fêtes pour la plus grande joie des enfants et.. des grands.

Un grand remerciement et des félicitations à tous les intervenants qui ont animé cette magnifique conférence dont vous retrouverez tous les détails dans la 200ème plaquette.

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