Montpellier au fil de l’eau

La dernière  réunion de l’année des membres de Mémoire d’Oc fut atypique ce mercredi 10 mai. Après un rapide règlement des affaires courantes, le président Martin a entraîné son équipe pour une visite originale de la ville, sur le tracé de l’eau.  Tout d’abord, il a survolé avec beaucoup d’érudition l’histoire de Montpellier particulièrement privilégiée de par sa ceinture de collines aux nombreux  cours d’eau, et par sa position sur une grande nappe phréatique, à travers ses fontaines et ses puits : la font Putanelle, la fontaine de l’argentier, la fontaine du Pila St Gély aujourd’hui disparue, celle de la saunerie, des Carmes, de Burges, la font St Côme.  De nombreux puits  atteste de cette richesse en eau : publics, le puits du palais des Guilhem (un des premiers sur l’emplacement de l’actuel Palais de Justice), le puits des esquilles (clochettes),

celui du temple, de la Valfère, du Fer, des Douzils…Ou privés dans les demeures particulières des notables et des religieux : le puits dans la maison de St Roch, de la place de la Canourgue, rue de  l’ancien courrier, hôtel Mirman, le Mykvé… En 1765, la construction de l’Aqueduc par Pitot va conduire l’eau de la  source de St Clément jusque dans la ville, la construction du château d’eau du Peyrou va la stocker grâce à Jacques de Nogaret et l’ingénieur Laurent va la distribuer par un réseau de conduites souterraines. L’’événement est matérialisé par 3 fontaines monumentales sculptées que nous admirons : la fontaine de l’intendance place Chabaneau,

la fontaine des Licornes sur la superbe place de la Canourgue,

 

et les 3 grâces sur la Comédie.

Au XIXème siècle, le raccordement à la source du Lez satisfera la population par l’augmentation de son débit et donnera des lavoirs, des bains publics, des bassins, tandis que la source de Fontcaude accueillera des curistes. Puis l’eau du Bas Rhône, et la construction de l’usine souterraine  qui pompe directement dans la nappe phréatique font de Montpellier  la ville aux 100 fontaines.

La matinée s’est terminée autour d’un repas pris en commun rue de l’Herberie.

Un grand merci à M. Régis Martin pour cette belle ballade rafraichissante et culturelle.

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